Fontainebleau

Fontainebleau, une ville entre château et forêt où il fait bon vivre.
Elle a depuis des siècles tout à offrir : une multitude de loisirs sportifs et culturels.

Ville royale, avec son patrimoine historique, son château, ses places et son somptueux théâtre, elle est un lieu de visite et d’enrichissement culturel. Avec sa forêt et son parc, elle est la destination rêvée des promeneurs, randonneurs et amateurs d’escalade. Découvrez aussi, au cours de votre visite, l’histoire des rues de Fontainebleau.

Avec son magnifique site du « Grand Parquet » et son hippodrome, elle est devenue « capitale du cheval » et accueille des manifestations très renommées dans le milieu équestre.

Coordonnées :

Adresse : 40, rue Grande - 773000 Fontainebleau
Tél : 01 60 74 64 64 - Fax : 01 64 23 40 09
E-mail : maire@fontainebleau.fr - Site : www.fontainebleau.fr

Pour visiter la ville

Téléchargez gratuitement le parcours audio sur zevisit.com et partez à la découverte de « la ville royale et impériale » à travers le centre ville, les rues et les places, les anciens bâtiments de l’administration et de l’armée royale, les hôtels des princes, le bourg populaire, et les villas du Second Empire vous conteront toute la vie quotidienne de Fontainebleau. 27 étapes pour mieux connaître Fontainebleau.

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Capitale de l’histoire de France

Seule Fontainebleau peut prétendre à un tel titre. En effet, il n'existe aucun autre château royal en France qui puisse se vanter d'avoir accueilli 34 souverains de Louis VI le Gros à Napoléon III. Tous les souverains français sont venus à Fontainebleau. L'automne était la saison habituelle des chasses et le rendez-vous régulier de la Cour. C'est ainsi que l'on peut considérer ce domaine comme leur maison de famille.

C'est Napoléon qui l'exprima le mieux : « voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles » dira-t-il à Sainte Hélène en se souvenant de ce lieu qu'il avait tant aimé. Située au bout du plateau de la Brie et proche de Paris, dont les Capétiens avaient fait leur capitale, le forêt de Fontainebleau était réputée depuis toujours, comme un domaine exceptionnel de chasse. C'est ainsi que les souverains y cultivèrent l'art de la vénerie, tradition que l'on poursuit encore.

Le nom de Fontainebleau même est à relier aux chasses à courre, puisque selon la légende « Fontaine-Belle-Eau » ou la « Fontaine-Bliaut » serait le nom d'un propriétaire d'un chien ou du chien lui-même qui l'aurait découvert au cours d'une chasse. C'est près de cette fontaine dans une clairière au cœur de la forêt que fut construit un premier rendez-vous de chasse à une date que l'on ignore, mais avant 1137 puisqu'une charte du roi Louis VII est datée cette année là à Fontainebleau. Très vite les rois s'installent dans leur nouveau manoir, Philippe Auguste, Saint-Louis et même Philippe Le Bel qui y naîtra en 1268 et y mourra d'une chute de cheval. Mais c'est avec François Ier que Fontainebleau prend toute sa mesure et toute son ampleur de Palais Royal.

Les armes de la ville

Napoléon III, par un décret du 25 juin 1864 donné au palais de Saint-Cloud, le 20 août de la même année a concédé à la Ville de Fontainebleau les armoiries suivantes dont elle était autorisée de faire usage telles qu'elles étaient figurées et coloriées.

Description des armoiries

Coupé : Au premier, d'or, à l'aigle de sable
Au deuxième, d'argent, à la salamandre
Sur le tout, à la face d'azur chargée d'une rivière ondée d'argent, franc quartier à dextre, d'azur à l'N d'or surmontée d'une étoile rayonnante.

L'écusson est sommé d'une couronne murale à cinq créneaux d'argent pour cimier portant sur son bandeau un double F d'or. Le bandeau est traversé d'un caducée contourné d'argent, auquel est suspendu deux guirlandes. L'une est à dextre d'olivier, l'autre à senestre de chêne aussi d'argent, nouées et attachées par des bandelettes d'azur.

Cette description minutieuse présente certains intérêts, car on y constate que les héraldistes de Second Empire ont conservé certains détails des armoiries royales, notamment la salamandre et la « double F» qui présentent ici une forme curieuse, celle d'une croix en T.

Il est à signaler que ces armoiries situent symboliquement Fontainebleau sous l'influence astrologique de Saturne dans le signe zodiacal du Verseau. Faut-il rappeler que dans la mythologie, le Verseau se rapporte à la fable du Déluge et que symboliquement, Saturne était nommé « l'Ancien des Jours ».
Ses correspondances analogiques dans le règne végétal étaient le chêne et l'olivier qui composent aussi les guirlandes de ses armoiries.

Les spécialités de Fontainebleau

Partez à la découverte des spécialités !
Le Fontainebleau, les Rochers Bellifontains, le Pavé de la Cour des Adieux, le Bonbon Chassebleau, le Petit Caporal, le Rocher d'Avon et la Caille Fontainebleau...

Le Fontainebleau

Fromage dont la fabrication est à base de crème fraîche. Il est aérien et vaporeux enveloppé dans une mousseline.
En vente :
- Chez Barthélemy Fromage
92 Rue Grande à Fontainebleau - Tél. : 01 64 22 21 64
- La Ferme des Sablons
19 Rue des Sablons à Fontainebleau - Tél. : 01 64 22 67 25

Les rochers Bellifontains

Il s’agit d’une bouchée chocolatée qui existe en trois variétés : noir, lait et blanc à base d’amandes, riz soufflé et d’autres fruits secs.
En vente :
A la boulangerie pâtisserie "F. CASSEL" chocolatier
71 Rue Grande à Fontainebleau - Tél. : 01 64 22 29 59

Pavé de la Cour des Adieux

Entremet aux fruits recouverts de pâte d’amande.
En vente :
A la boulangerie pâtisserie "Le Fournil"
27 Rue Grande à Fontainebleau - Tél. : 01 64 22 25 82

Le bonbon Chassebleau

Bonbon fourré à base de chasselas
En vente :
De Neuville
2, rue des Bouchers / Quartier piéton des Sablons
Tél. : 01 64 22 13 59

Le petit Caporal

Bonbon au chocolat qui a la forme du chapeau de Napoléon.
En vente :
A la boulangerie pâtisserie "Au Rocher d’Avon"
29 bis Avenue Franklin Roosevelt à Avon - Tél. : 01 64 22 13 75

Le rocher d'Avon

C'est une spécialité de gâteau et de bonbon en chocolat.
En vente :
A la boulangerie pâtisserie "Au Rocher d’Avon"
29 bis Avenue Franklin Roosevelt à Avon. - Tél. : 01 64 22 13 75

La caille de Fontainebleau

Caille à base de raisins chasselas avec des champignons, tagliatelles de carottes et de courgettes pour garniture.

Quelques anecdotes de Fontainebleau

Le Château

Il compte actuellement près de 1900 pièces et près de 70 personnes y vivent en permanence.

Le pari du Grand Canal

Réalisé sous Henri IV par l’italien Franchini, le canal mesure 1,2 kilomètre de long et 40 mètres de large. Le Roi aurait parié en 1609 avec son conseiller Bassompierre que deux jours seulement étaient nécessaires pour le remplir, mais il a fallu plus d’une semaine et le Roi perdit ses écus.

Les Bronzes du Primatice

François 1er voulait faire de Fontainebleau une « Nouvelle Rome ». En 1540, il envoie le Primatice à Rome pour lui procurer des marbres antiques. En plus de l’achat de 125 pièces, ce dernier prit des « creux » (moules) de célèbres statues : le Laocoon, l’Apollon du Belvédère, etc, pour les faire couler en Bronze de Fontainebleau. Exposés dans les jardins jusqu’au début du siècle.

La chasse de Louis XV

Passionné de vénerie, le Roi disposait de deux meutes de 150 et 120 chiens, de 200 chevaux de vénerie. Il aurait chassé 1200 fois au cours de sa vie, forcé 3000 cerfs de 1732 à 1749 et fait pendant la saison de chasse en 1725, plus de 1200 lieues soit près de 4600 kilomètres.

Les sources

Ce sont 19 sources qui alimentent le château. Un système très ingénieux de puits et d’aqueducs créés au XVIème siècle par l’italien Franchini, permet d’irriguer les jardins et l’on trouve encore à proximité du château le Réservoir des Fontaines et la pièce d’eau du Miroir, qui assurent la régulation du niveau d’eau des bassins et d’une pression naturelle pour les fontaines.

La Route de Marie-Thérèse

En référence à la Reine Marie-Thérèse (1628-1683) épouse du Roi Louis XIV, la route n’a été percée que bien après sa mort et  n’a reçu son nom que lors du baptême général des routes en 1835. La petite histoire dit que les forestiers ayant utilisé tout ce qu’ils avaient pu trouver de maîtresses royales pour donner des noms à des routes et des carrefours, ne voulurent pas oublier les épouses légitimes.

La Route Ronde

Elle fut créée sous Henri IV pour permettre aux dames de la Cour de suivre les chasses en carrosse.

Le muguet porte bonheur

Un jour de mai 1559, Catherine de Médicis sur le chemin du retour après avoir consulté le fameux Nostradamus cueillit à Fontainebleau de nombreux brins de muguet. Son fils le futur Henri III conquis par la beauté et le parfum de ses clochettes, offrit lui même quelques fleurs de muguet aux dames de la cour ajoutant, "que ces fleurs vous portent bonheur"… Ainsi naquit cette tradition.

L’origine des noms des rues

Dans bien des cas, les touristes et même beaucoup d’habitants de Fontainebleau ignorent l’origine exacte des noms des rues de la ville. Voici quelques indications présentant un intérêt certain pour l’histoire locale.

Impasse de l’Aqueduc : ainsi dénommée en raison de la proximité de l’aqueduc François 1er qui alimente les pièces d’eau du palais.

Rue de l’Arbre-Sec : enseigne du XVIIème siècle, autrefois nommée rue de Guébriant.

Rue Auguste- Barbier : ce poète (1805-1882), auteur des « Iambes » habita Fontainebleau.

Rue Béranger : le célèbre chansonnier (1780-1857) habita cette rue.

Rue Carnot : Sadi Carnot (1835-1894), président de la République, fit plusieurs séjours au château.

Rue de la Chancellerie : un hôtel particulier qui portait ce nom s’y trouvait autrefois. Précédemment, elle fut nommée : rue des Serruriers, rue de l’Egout et place des Fossés.

Rue Comairas : Comairas-Jaquotot, peintre, mort en 1875, habita Fontainebleau et y mourut. Il créa une école de dessin qui porte son nom.

Rue du Coq-Gris : enseigne du XVIIème siècle.

Rue de la Corne : enseigne de "l’Hôtel de la Corne du Cerf" (XVIIème siècle).

Rue de la Coudre : ancien fief et hôtel particulier, du nom de Jacques de la Coudre, gentilhomme de la cour (1550).

Rue Rosa-Bonheur : cette artiste qui fut l’un des peintres les plus admirés du Second Empire, habita pendant trente ans By-Thomery et y mourut.

Rue du Sylvain-Colinet : Charles Colinet (1839-1905), conducteur principal des Ponts et Chaussées, fut le continuateur de Denecourt. Il a tracé 150 km de sentiers-promenades.